La newsletter du salon

Interview : Alain Juillet, président du Club des directeurs de sécurité et de sûreté en entreprises

« Les mesures de sécurité ne sont pas encore à un niveau suffisant »

A votre avis, les directions générales des entreprises ont-elles pris conscience de l’impact potentiel des nouveaux risques ?

Alain Juillet : La France a connu deux chocs successifs : une cible identifiée avec l’attaque contre Charlie Hebdo et un attentat de masse avec le Bataclan et les cafés parisiens. Cet enchaînement a effectivement provoqué une prise de conscience chez les directions générales des entreprises : on a augmenté les effectifs de sécurité pour quelques temps, puis l es vieilles habitudes ont repris si bien que la sécurité n’est toujours pas considérée aujourd’hui comme une source de profit. Ce qu’elle est dans les faits.

Or, les plus gros risques en termes d’image et sur le plan financier dépendent des mesures de sécurité prises. Celles-ci ne sont pas à un niveau suffisant et les décideurs ne sont pas encore entré dans une démarche structurée et systématique. Cependant, cela évolue dans le bon sens, comme le montre l’intégration progressive du directeur sécurité dans le comité exécutif de l’entreprise.

 

Pensez-vous que les cyber-attaques vont se multiplier et être de plus en plus nocives ?

Alain Juillet : Le risque cyber est celui qui va causer le plus de perte d’argent pour les entreprises. Celles de petite taille pourraient même faire faillite après une attaque de ce type, tandis que les performances financières des grands groupes seront lourdement impactées. On constate en effet une efficacité croissante des cyberpirates. De plus, l’internet des objets ouvre une nouvelle voie de pénétration dans les systèmes d’information des entreprises : cela va multiplier les failles et nous ne sommes pas préparés à cette mutation technologique sur le plan de la gestion des risques. Nos lois ne sont d’ailleurs pas adaptées à ce phénomène. Avec l’internet des objets, on change carrément de dimension en ce qui concerne les risques. L’absurdité serait de se replier sur soi et la bonne réaction consiste à réduire le risque avec des procédures adéquates.

La France a d’ailleurs fait de véritables efforts dans la sécurisation des systèmes informatiques. Cela s’est particulièrement manifesté pour les services de l’Etat et du gouvernement tout comme pour les opérateurs d’importance vitale (OIV), notamment grâce au travail de l’ANSSI. Aujourd’hui, il faut s’assurer que les autres acteurs sont au bon niveau.

 

CDSE participe au salon AccesSecurity. Quel intérêt y voyez-vous ?

Alain Juillet : Le salon AccesSecurity est intéressant, car il s’agit d’un événement qui a lieu en province, tout en ayant une envergure nationale et internationale. C’est d’autant plus important que les questions de sécurité ne doivent pas être un concept national mais doivent descendre au niveau de la région. De plus, AccesSecurity a mis en avant les possibilités d’échanges entre l’Etat, les collectivités territoriales, les directeurs sécurité et les entreprises de sécurité.

En ce qui concerne Marseille, on ne voit pas assez le formidable travail réalisé pour améliorer la sécurité de la ville : les règlements de compte entre dealers occultent cette situation, mais il faut reconnaitre que Marseille maîtrise sa sécurité. 

 

SOMMAIRE

La newsletter du salon     AccesSecurity     est éditée par la Safim

Directrice de la publication : Catherine Casadei - Rédacteur en chef : Patrick Haas - En Toute Sécurité

Maquette : Littérale - patrick.febie@litterale.eu - Directrice des manifestations adjointe : Anna Gallone 04 91 76 90 83

Responsable communication : Anne Labasque 04 91 76 83 83

Site réalisé par                   - Tous droits réservés.

La newsletter du salon     AccesSecurity     est éditée par la Safim

Directrice de la publication : Catherine Casadei

Rédacteur en chef : Patrick Haas - En Toute Sécurité - Maquette : Littérale - patrick.febie@litterale.eu

Directrice des manifestations adjointe : Anna Gallone 04 91 76 90 83

Responsable communication : Anne Labasque 04 91 76 83 83

Site réalisé par                  - Tous droits réservés.